Editorial

En première page d’un site, il est normal de trouver un « éditorial »..

Avec la reprise de la vie de notre site, je me permets de donner la parole à Daniel FOULON, président de la Fédération Nationale des DDEN, en rapportant une très grande partie de son éditorial du numéro 246 de notre revue « Le Délégué ».
L’année 2016 sera pour les DDEN  l’occasion d’une double commémoration : les 130 ans de la loi Goblet et les 130 ans de l’ancêtre de la Fédération.
La Loi Goblet du 30 octobre 1886 crée la fonction de délégué cantonal. Les délégués cantonaux seront souvent des adhérents de la Ligue de l’enseignement.
En août 1906, lors du Congrès d’Angers de la Ligue de l’enseignement, l’Union nationale des délégués cantonaux et anciens délégués cantonaux sous la Présidence de Raymond Dreyfus voit le jour.

La loi Goblet – loi d’organisation de l’enseignement primaire et laïcisation des personnels-dans le cadre de l’école publique, gratuite, obligatoire et laïque, organise notre fonction autour de l’enfant et de l’école publique qui le prend en charge pour en faire un citoyen libre et responsable.
L’Union nationale, c’est remarquable, prend naissance moins d’un an après la loi du 9 décembre 1905.
Ce n’est pas une surprise. Après les débats très rudes au parlement, à l’intérieur du camp laïc, et face aux forces réactionnaires qui ne s’avoueront jamais vaincues, les délégués cantonaux éprouvent le besoin de rassembler leurs forces en créant l’Union nationale.
Ils manifestent en même temps une très forte volonté d’indépendance jamais démentie, confortée par le temps.
Dans son éditorial de mars 2014 notre ancien président le rappelait encore : « Nous, les DDEN, n’avons pas d’autre intérêt à défendre que celui des enfants. Par contre nous avons des exigences morales et philosophiques… Les DDEN et leur Fédération tiennent à leur indépendance.
Nous ne sommes le relais d’aucun syndicat, d’aucune fédération de parents d’élèves, d’aucune organisation politique ».
À ces fondamentaux » ajoutons un troisième tout aussi important: notre présence active sur le terrain qui pérennise notre fonction.
Faisons-la connaître en invitant la presse à nos réunions, donnons-lui du sens en assurant une formation.
Enfin, bien qu’ils célèbrent leurs origines anciennes, les DDEN ne sont pas des dinosaures. Au cours de ces dernières années nous avons pu montrer que nos demandes étaient justes, que nous étions capables d’adaptation, que notre statut (( ni enseignant, ni parent, ni élu » faisait de nous des partenaires aptes à réunir autour de l’intérêt de l’enfant, de l’école de ta République, en toute laïcité.

Nous sommes jeunes parce que les valeurs que nous défendons ne vieillissent pas.